INSTAURER LA CONFIANCE EN SOI

Pour développer une meilleure estime de soi en milieu pédagogique.

Plus que l’estime de soi
(la valeur que je me donne),
avoir confiance en soi
(la croyance en mes capacités)
à un effet déterminant sur les apprentissages.

Par exemple, avoir confiance en ses capacités à apprendre permet de :

  • Faire face à l’anxiété,
  • Améliorer l’engagement,
  • Favoriser l’acquisition de connaissances,
  • Utiliser des stratégies optimales.

Il existe deux facteurs majeurs susceptibles d’éroder rapidement cette confiance en soi :

  • La prise de conscience de ses propres limites,
  • La mise en concurrence avec les autres.

Inversement, les deux facteurs qui renforcent le sentiment de compétence sont :

  • Les expériences réussies.
  • Les réactions positives des pairs ou de l’entourage.

Des études ont montré que la simple illusion d’être incompétent pouvait rendre effectivement incompétent ! (cf. Bouffard & Vezeau, 2006).

Catherine Eymery Ph.D
Catherine Eymery
Chercheure / Formatrice / Entrepreneure

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Concrètement, voici 10 éléments qui permettent d’instaurer un climat de confiance :

  • 1. Cultiver le respect et la convivialité.
  • 2. Instaurer un cadre (mise en avant et valorisation des comportements positifs souhaités).
  • 3. Proposer un système de progression, donnant accès à des droits supplémentaires au fur et à mesure des réussites.
  • 4. Mettre en place une gestion collective des règles et sanctions, par le biais de procédures collectives (votes, délégués, conseil coopératif, pédagogie institutionnelle, etc.), afin de favoriser la réflexion et la résolution de problèmes en cas de conflits.
  • 5. Associer une Pédagogie Par Objectifs (PPO) à un système de retour d’information (feedback) qui puisse rapidement informer l’apprenant de ses progrès.
  • 6. Privilégier des évaluations formatives et/ou formatrices.
  • 7. Développer le travail coopératif et le tutorat.
  • 8. Expliciter des stratégies d’apprentissage, les faire expérimenter, et les ajuster à chacun.
  • 9. Limiter la mise en compétition.
  • 10. S’abstenir de menacer de conséquences négatives en cas d’échec.

Bouffard, T., & Vezeau, C. (2006). Chapitre 3. L’illusion d’incompétence chez l’élève du primaire : plus qu’un problème de biais d’évaluation. Dans E. Bourgeois, & B. Galand, (Se) motiver à apprendre (pp. 41-49). PUF.

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En tant que formatrice, enseignante, mère ou personne en lien avec les métiers de la formation, souvenez-vous que les évaluations formatives ou formatrices sont très efficaces :

  • Formatives – Ce type d’évaluation autorise l’utilisation positive des erreurs. C’est-à-dire, que dans ce contexte l’erreur n’est pas une faute (elle n’est pas sanctionnée), mais étudiée afin de comprendre comment ne plus la reproduire. Elle n’est pas notée, elle est commentée pour permettre l’amélioration du travail en cours de réalisation.
  • Formatrices – Ce type d’évaluation permet aux apprenants de s’approprier les critères (ce en fonction de quoi) et les indicateurs (ce à partir de quoi) de leur propre évaluation. Ils déterminent eux-mêmes (même s’ils peuvent être guidés par le formateur) ce sur quoi ils pensent qu’il est utile d’être attentif. Il est intéressant de la commenter et Il n’est pas utile de la noter (cependant, elle peut faire l’objet d’une auto-notation, ou encore d’une notation entre pairs), elle favorise l’autocorrection. Elle développe le sens de la valeur évaluative.

De plus ne négligez pas la puissance d’un groupe coopératif qui est essentiellement un groupe de tâches, c’est-à-dire qui se fixe des travaux à réaliser et qui divise le travail (répartition des tâches) en fonction des diverses capacités des personnes ou de façon aléatoire en faisant tourner l’attribution des tâches. En outre, le groupe doit avoir un fonctionnement autogéré, mais accompagné afin d’en extraire la synergie du groupe.

Voici donc 5 éléments à considérer pour favoriser la synergie d’un groupe :

  1. Diversifier les situations pédagogiques.
  2. Stimuler la motivation, l’implication de chacun (faire en sorte que les individus se sentent vraiment impliqués dans un projet personnel et collectif).
  3. Organiser la pluralité d’opportunités formatives.
  4. Renforcer les logiques d’entraide et de solidarité (au détriment des logiques individualistes).
  5. Prévoir des temps d‘autorégulation et d’autoévaluation.