Notre deuxième cerveau

Le Système Nerveux Entérique.

Logé dans notre ventre, le Système Nerveux Entérique possède autant de neurones que notre moelle épinière. En d’autres mots, notre ventre possède un réseau dense de neurones qui enveloppe l’intestin.

Oui, oui, vous avez bien lu !

Notre ventre dispose d’un système indispensable à la survie, composé de neurones connectés ! C’est notre deuxième cerveau ! (cf. Gershon, 1999).

En effet, le processus de digestion est si complexe qu’il nécessite à lui seul un système autonome. Ce dernier est chargé de gérer la transmission des nutriments de notre corps via l’intestin qui est d’une superficie équivalant à un terrain de tennis (200 m2) !

Pour rappel, un neurone est une cellule qui a plusieurs tentacules (20 km de fin câblage) dont un principal (axone) avec lequel il se connecte à distance et d’autres plus petits (dendrites) qui se connectent à des cellules proches. Les synapses (aux extrémités des dendrites ou axones) permettent l’influx nerveux émis d’une cellule à une autre.

Dans le Système Nerveux Entérique, à la différence de notre cerveau,  les axones ne sont pas entourés de myéline (accélérateurs de l’influx nerveux) et possèdent des connexions simples. Donc pas de synapses cette fois-ci, mais des varicosités qui concentrent les neurotransmetteurs (clés chimiques) à proximité des cellules cibles.

En effet, les neurones des principaux processus digestifs n’ont pas besoin de posséder une transmission extrêmement rapide comme ceux de notre cerveau. De plus, ces neurones digestifs sont issus de la même plaque neurale embryonnaire. Ce qui signifie qu’ils sont de la même origine que les neurones du cerveau.

Chaque neurone PRODUIT et UTILISE des neurotransmetteurs tels que :

  • l’acétylcholine,
  • l’adrénaline,
  • la sérotonine,
  • la dopamine,
  • l’ocytocine, etc.

(Par exemple, à lui seul, l’intestin produit 95% de la sérotonine, impliquée dans la régulation de l’humeur, du sommeil, de la température, de la douleur, des comportements alimentaires et sexuels, etc .)

Pour finir, comme est censée le faire la barrière hémato-encéphalique qui protège nos neurones cérébraux des agents indésirables et laisse passer les éléments nutritifs, le SNE dispose d’une barrière épithéliale intestinale protectrice. Par conséquent, comme pour le cerveau, sans neurones le tube digestif ne peut pas fonctionner !

Catherine Eymery Ph.D
Catherine Eymery
Chercheure / Formatrice / Entrepreneure
Système Nerveux Entérique

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Gershon, M. (1999). The Second Brain: A Groundbreaking New Understanding of Nervous Disorders of the Stomach and Intestine. New York City: Harper Perennial.

Par exemple, à quoi sert la sérotonine ?

Entre autres, elle est impliquée dans la gestion de l’humeur. Lorsque nous en possédons un taux équilibré, elle nous aide à maintenir un comportement et des décisions en faveur de notre sécurité et de notre bonheur. Elle engendre la satisfaction d’être respecté.

Un faible taux de sérotonine, peu engendrer un comportement agressif envers soi-même ou les autres et/ou un état dépressif.

Un déséquilibre de la glycémie, une fatigue surrénalienne, de la malnutrition ou des déséquilibres hormonaux, entraîne une faible production de sérotonine.

La sérotonine améliorerait la vitesse d’apprentissage, notamment en favorisant la flexibilité, c’est-à-dire la capacité d’adaptation face aux changements (résolution de problème facilitée). 

Cependant, ceci n’est que l’exemple de la sérotonine, or nous avons vu que notre SNE produit d’autres neurotransmetteurs. Par conséquent, ce que nous ingérons a une importance capitale sur la production de ces clés chimiques essentielles au bon fonctionnement de notre corps en général et de notre cerveau en particulier.

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Par conséquent, en tant que formatrice, enseignante ou maman, en veillant à ce que vos apprenants, élèves ou enfants aient une alimentation saine et équilibrée vous leur permettez, entre autres, d’augmenter leurs capacités cognitives.