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Boostez vos performances cognitives grâce aux neurosciences
Publié le 21 mars 2025
Cet article explore comment les neurosciences permettent d’optimiser l’apprentissage en mobilisant la plasticité cérébrale, en tenant compte des styles d’apprentissage, et en valorisant l’impact positif de la musique, de l’exercice physique et du sommeil. L’objectif : renforcer la mémoire, la concentration et, plus globalement, les performances cognitives, tout en évitant les effets négatifs du multitâche.

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1. Stratégies efficaces pour booster les performances cognitives.

En tant que docteure en sciences de l’éducation, je m’applique à améliorer les méthodes d’apprentissage grâce aux neurosciences. Cet article propose des stratégies scientifiquement prouvées pour optimiser les formations et les relations au travail, en aidant formateurs, apprenants et managers à adopter des pratiques pédagogiques plus efficaces. En mobilisant les connaissances en neurosciences, il devient possible de renforcer la mémoire, la concentration et les performances cognitives, tout en maximisant l’efficacité de l’apprentissage à chaque étape de la vie.

1.1. Les idées fausses sur le cerveau.

1.1.1. Mythe de l’utilisation partielle du cerveau.

Beaucoup de personnes croient à tort que nous n’utilisons qu’une petite partie de notre cerveau. En réalité, nous mobilisons constamment une grande variété de régions cérébrales. Ce mythe persistant, selon lequel nous n’utilisons que 10 % de notre cerveau, minimise notre véritable potentiel d’apprentissage. Démystifier cette fausse croyance permet de mieux comprendre les capacités d’apprentissage et de mémorisation humaines.

1.1.2. La plasticité cérébrale.

La plasticité cérébrale, la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions neuronales, est un phénomène essentiel pour l’apprentissage. Bien que cette plasticité soit plus forte pendant l’enfance, elle persiste tout au long de la vie, permettant aux adultes d’apprendre et de s’adapter. Exploiter cette capacité du cerveau peut améliorer l’efficacité des méthodes d’enseignement.

2. La perception et la spécialisation du cerveau.

2.1. Le vase de Rubin ou la perception bistable.

Un exemple fascinant du fonctionnement cérébral est illustré par le vase de Rubin, une célèbre illusion d’optique créée par le psychologue Edgar Rubin. Cette image ambiguë peut être interprétée de deux manières : soit l’observateur perçoit un vase au centre de l’image, soit il voit deux visages de profil se faisant face. Ce phénomène démontre la capacité du cerveau à alterner entre différentes interprétations d’un même stimulus visuel, en fonction des attentes ou de l’attention de l’individu. Cela reflète la flexibilité du cerveau et sa capacité à s’adapter rapidement à différents points de vue, un trait essentiel dans le processus d’apprentissage.

Le vase de Rubin

2.2. Spécialisation hémisphérique.

Les neurosciences mettent en lumière que chaque hémisphère du cerveau humain possède des fonctions spécifiques. Par exemple, l’hémisphère gauche est davantage lié au langage, tandis que l’hémisphère droit excelle dans la perception spatiale. Cependant, la majorité des tâches nécessitent une collaboration entre les deux hémisphères, une synergie facilitée par le corps calleux, permettant une répartition efficace des tâches cognitives.

3. Styles d’apprentissage et modalités sensorielles.

3.1. Les styles d’apprentissage : une réalité nuancée.

Les styles d’apprentissage visuels, auditifs et kinesthésiques influencent la manière dont nous préférons recevoir et traiter l’information. Cependant, des études en neurosciences montrent que nous sommes principalement des apprenants visuels. Utiliser une combinaison de modalités sensorielles active plusieurs circuits neuronaux, rendant l’apprentissage plus efficace.

3.2. L’importance des modalités sensorielles.

La stimulation de multiples modalités sensorielles lors de l’apprentissage améliore la rétention d’informations. Par exemple, combiner des images avec des explications verbales et des activités pratiques renforce les connexions neuronales, offrant ainsi une meilleure compréhension et mémorisation à long terme.

4. L’impact de la musique et de l’exercice physique.

4.1. Les bienfaits de la musique.

L’apprentissage de la musique a des effets positifs sur le développement cognitif, particulièrement chez les enfants. Les activités musicales, comme jouer d’un instrument, stimulent la mémoire, la concentration et la coordination, tout en favorisant la plasticité cérébrale.

4.2. L’importance de l’exercice physique.

L’exercice physique régulier améliore la santé du cerveau, augmentant la circulation sanguine et favorisant la neurogenèse, ce qui améliore l’humeur, la mémoire et les capacités d’apprentissage. Intégrer une activité physique quotidienne est donc essentiel pour soutenir à la fois le bien-être et les performances cognitives.

5. Les limites du multitâche.

5.1. Les dangers du multitâche.

Bien que souvent valorisé, le multitâche diminue la performance cognitive. Le cerveau est incapable de traiter efficacement plusieurs tâches simultanément, ce qui entraîne une baisse de la qualité du travail et une augmentation des erreurs.

5.2. La concentration sur une seule tâche.

Se concentrer sur une seule tâche à la fois améliore la qualité et la rapidité d’exécution. Cette pratique permet d’utiliser pleinement les ressources cognitives, réduisant ainsi les erreurs et augmentant la productivité.

6. Les différences cérébrales entre hommes et femmes.

6.1. Les variations anatomiques et fonctionnelles.

Bien que le cerveau masculin soit en moyenne plus volumineux que le cerveau féminin, cette différence de taille n’affecte pas les capacités cognitives. Certaines régions liées au langage sont souvent plus actives chez les femmes, mais ces différences sont influencées par les hormones et l’environnement.

6.2. L’impact des facteurs sociaux.

Les différences cognitives entre hommes et femmes sont principalement attribuées à des facteurs sociaux tels que les rôles de genre et les attentes culturelles. En favorisant un environnement d’apprentissage égalitaire, il est possible de réduire ces disparités et de permettre à chaque individu de réaliser son plein potentiel.

7. Jeux vidéo et performance cognitive

7.1. Les effets des jeux vidéo sur le cerveau.

Certains jeux vidéo, notamment ceux axés sur la mémoire et l’attention, peuvent améliorer des compétences spécifiques comme la mémoire de travail et les fonctions exécutives. Cependant, ils ne remplacent pas les méthodes d’apprentissage traditionnelles.

7.2. Limites et potentiels des jeux vidéo.

Bien que les jeux vidéo puissent offrir certains avantages pour vos performances cognitives, il est important de les utiliser en complément d’autres méthodes pédagogiques. L’apprentissage équilibré inclut des activités variées qui stimulent le cerveau de manière plus holistique.

8. Le rôle du sommeil dans l’apprentissage.

8.1. Le sommeil et la consolidation des apprentissages.

Le sommeil joue un rôle crucial dans la consolidation de la mémoire. Pendant le sommeil, le cerveau renforce les connexions neuronales, facilitant l’intégration des apprentissages à long terme.

8.2. L’importance d’un sommeil de qualité.

Un sommeil de qualité est essentiel pour la mémoire et l’apprentissage. Maintenir une bonne hygiène de sommeil favorise à la fois la performance cognitive et le bien-être général.

8.3. Les effets du manque de sommeil.

Le manque de sommeil affecte négativement la mémoire et l’apprentissage, réduisant la capacité du cerveau à traiter de nouvelles informations. Il peut également entraîner des problèmes de santé mentale, tels que l’anxiété et la dépression.

Conclusion

En utilisant les neurosciences pour booster vos performances cognitives, il est possible d’améliorer la rétention des informations, d’augmenter la productivité et de personnaliser les méthodes pédagogiques pour répondre aux besoins de chacun. Le cerveau humain, doté de plasticité et de capacités exceptionnelles, nous offre des opportunités infinies pour apprendre et progresser à tout âge. Grâce à des stratégies scientifiquement prouvées, comme la concentration sur une seule tâche, l’intégration de la musique et de l’exercice, et l’importance du sommeil, nous pouvons créer des environnements d’apprentissage plus efficaces et mieux adaptés à nos capacités naturelles.

Foire aux questions (FAQ)

1. Comment les neurosciences peuvent-elles améliorer l’apprentissage ?

Les neurosciences offrent des insights sur le fonctionnement du cerveau, permettant de développer des méthodes d’apprentissage plus efficaces en exploitant la plasticité cérébrale et en personnalisant les approches pédagogiques.

2. Pourquoi la plasticité cérébrale est-elle importante pour l’apprentissage ?

La plasticité cérébrale permet au cerveau de créer de nouvelles connexions, favorisant ainsi l’adaptation et l’acquisition de nouvelles compétences tout au long de la vie.

3. Quels sont les effets du sommeil sur l’apprentissage ?

Le sommeil est crucial pour consolider les informations apprises. Un bon sommeil permet de renforcer les connexions neuronales et d’améliorer la mémoire à long terme.

4. Les jeux vidéo peuvent-ils améliorer les capacités cognitives ?

Certains jeux vidéo, notamment ceux axés sur la mémoire et l’attention, peuvent améliorer certaines compétences cognitives, mais ils doivent être utilisés en complément d’autres méthodes d’apprentissage.

5. Qu’est-ce que la perception bistable dans le cerveau ?

La perception bistable est la capacité du cerveau à alterner entre différentes interprétations d’un même stimulus visuel, illustrant la flexibilité cognitive et l’adaptabilité du cerveau.

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Catherine Eymery

Docteure en Sciences de l’Éducation et spécialiste en neurosciences, j’ai créé « Vivre de la formation » pour partager mes connaissances et ma passion avec des formateurs, entreprises et organismes de formation.

Ma mission ? Transformer les pratiques pédagogiques et managériales grâce à des méthodes éprouvées pour améliorer la communication et l’accompagnement des apprenants et des équipes.

Je place l’humain au cœur de mon travail, convaincue que la meilleure des formations repose sur une bienveillance et un respect mutuel.

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